Le conflit étudiant dans les yeux de Jean Charest

Le 30 août sur RDI au Québec, les principaux chefs politiques ont eu 300 secondes chacun pour répondre aux questions de la journaliste Anne-Marie Dussault.  Commentant sur le vif ces 5 débats, j'ai été amené à dire que le premier ministre avait eu un moment difficile, un seul observable, celui où il parla du "conflit étudiant".
 
Bien préparé, le chef libéral dont la communication générale est plutôt de bonne qualité, est resté souriant et plutôt détendu. Si nous en restons à ce niveau de communication, il n'y a rien à dire de particulier.  Mais le langage corporel traduit immédiatement nos états d'âme . Il les exprime sur certaines parties du corps sans filtres, simplement parce que le déplacement de certains muscles échappe à notre contrôle conscient. C'est le cas de la partie inférieure de l'orbicularis oculi plus simplement appelée en synergologie fente palpébrale inférieure.
 
La première photographie "conflit étudiant" est mise à côté d'une photographie prise à un moment aléatoire du débat. Les flèches indiquent les zones lisibles des manifestations de l'anxiété.
 
Qu'est-ce que cela signifie  ?
 
Les mots que nous employons ne résonnent pas dans nos cerveaux pour chacun d'entre nous avec la même tonalité affective.  Certains mots sont très chargés émotionnellement, positivement ou négativement.  Ici, sur aucun sujet abordé, J. Charest n'est vraiment mal à l'aise, sauf sur le conflit étudiant. Il ne le dit pas, mais le phénomène est bien visible sur la zone de ses yeux.
 
Les étudiants en grève depuis 6 mois ont milité pour que le chef du gouvernement ne soit pas réélu. Auront-ils eu raison ou non  ? Les urnes seront seul juge.  En revanche ce qui est certain, c'est que psychologiquement ils ont effectivement déjà eu raison dans l'esprit du premier ministre. Lorsqu'il évoque le "conflit étudiant", malgré lui une anxiété monte en lui et cette anxiété se voit.
 
Les règles qui vous sont proposées dans ce blogue sont vérifiables. C'est d'ailleurs dans cet objectif qu'il a été construit. Il suffit aux personnes intéressées de retourner sur ces 300 secondes pour se rendre compte que nulle part ailleurs dans la vidéo, le blanc de l’œil sous l’œil  n'a été visible comme il l'est sur les mots et le thème "conflit étudiant".